jeudi 31 janvier 2013

P'tit tête

J'ai une petite tête (mais bien faite!). La plupart de mes chapeaux viennent du H&M enfant. Du coup, quand je suis tombée sur ce patron de casquette pour enfant jusqu'à 10 ans, je me suis dit que ça pouvait passer, et je l'ai acheté. (j'avais aussi le secret espoir d'avoir le temps de le tester avant Noël pour l'agrandir si besoin et en coudre une pour Gé. Ma mauvaise gestion du timing en a décidé autrement).

La réalisation est très rapide! J'ai décalqué et découpé mes pièces un soir, et je les ai assemblées et cousues quelques soirs plus tard. Les explications (en anglais) illustrées sont très claires, et la construction astucieuse permet de jolies finitions.

Sauf qu'en la réalisant, je me suis vite rendue compte qu'il y avait comme un petit problème...
On dirait un papy qui imite les "jeunes de nos jours"
Petit, c'est le cas de le dire! Cette casquette est ridiculement trop petite pour moi, malheureusement! Les indications donnaient un tour de tête max de 55cm sans l'élastique, et moi j'arrive à 54cm, alors que j'ai justement essayé d'être la plus économique avec mes marges de coutures.

J'ai essayé la casquette à Moose, des fois qu'elle lui irait, mais si ça fait illusion de face, c'est bien trop grand de profil...
Ça lui va pas trop mal à mon "orignal-chien"
(On ne les vois pas, mais sur le sommet de sa tête de chien, il a des bois.
C'est donc un orignal malgré les apparences, voui voui voui!)
Du coup j'ai réfléchi aux bébés de ma connaissance que j'imaginerai bien avec, et c'est le loustic de 17mois de Marie-des-bons-plans qui m'est venu à l'esprit J'attends qu'elle lui mesure le tour de tête pour finaliser la casquette en insérant un élastique de la bonne taille à l'arrière, et en fixant à petit points invisible la visière.
Il reste à fixer l'élastique, et fermer l'ouverture
On le vois à peine, mais il y a une couture à 2mm le long du bord,
et une autre à 2cm, comme sur les "vraies" casquettes.

Le tissus externe est un tweed de laine de coloris rouille, et la doublure est une toile de coton orange vif (ce sont les restes des tissus utilisé pour la réalisation du cadeau de Noël de ma tante, que je vous présenterai lors d'un prochain "lundi-vieilleries"). La visière est doublement entoilée de vlieseline pour lui assurer une semi-rigidité, mais je me demande si il ne faudrait pas la renforcer un peu plus lors d'une prochain essais.

Il ne me reste plus qu'à photocopier ce patron en 110% et en 120% pour en refaire une pour moi, et pour Gé (ce qui était l'idée à la base), parce qu'elle a quand même beaucoup de gueule cette casquette, je trouve!

lundi 28 janvier 2013

Veste "Lagon"

Suite des créations "Polynésiennes" avec cette veste cousue durant le mois de novembre dernier, et  baptisée "Lagon" d'après ce que m'inspire ses couleurs...

Tout est parti d'une veste aperçue chez People's Color dont le modèle (un disque de tissus sur lequel sont montées de simple manches) m'avait intrigué, et d'un coupon "fat quarter" de cotonnade acheté au stand Schleiper lors du Salon Creativa de Namur en octobre dernier.

il est beau ce tissus, non?

J'avais envie de faire honneur au tissus, et le modèle atypique de la veste me trottait dans la tête depuis un petit moment. Heureusement, j'avais dans mes réserves un (grand) coupon de polaire bleu outremer, parfaitement assorti au turquoise du tissus.

Comme bien souvent, ce projet s'est fait petit-à-petit, avec une idée précise du rendu que je voulais, mais sans patron, complètement en "free-style" (avec tout les désagréments que cela comporte!).

J'ai donc commencé par la base, une disque de polaire de 60cm de rayon, que j'ai ourlé d'un biais turquoise assorti aux motifs du tissus. Mes essais précédent de biais ne s'étant pas avérés très concluant, j'ai donc suivit (plus ou moins) pas à pas les explications de Cleonis, et je suis assez satisfaite du rendu!
Ajouter une légende

J'ai ensuite créé un patron de manche d'après un pull en polaire zippé que je porte souvent en veste d'intérieur. J'ai choisi ce modèle pour être sure d'avoir assez de marge au niveau du tour de bras, mais au final c'est quand même un peu serrant (disons qu'un t-shirt à manche longe en coton passe, voir même un pull fin, mais pas plus!). Lorsque j'ai voulu décalquer mon patron sur la polaire, je me suis rendue compte que j'avais été un peu optimiste quand à mes réserves, et que la coupe du disque en une seule pièce m'obligeait à créer des manches en deux morceaux, d'où une couture tout du long. Je voulais aussi une veste avec de longues manches pour pouvoir blottir mes mains dedans. Une chose en entrainant une autre, j'ai décidé d'en faire des manches-mitaines. J'ai un peu galéré pour placer le biais sur une aussi petite ouverture, et je pense que j'essaierai une autre technique la prochaine fois (j'ai fait ça à l'instinct, sans technique justement, et mon problème viens sans doute de là!).

La manche droite, avant le montage final.
On voit bien la couture due au manque de tissus.

Mitaine!

Une fois montée

Je voulais utiliser mon tissus fleuri en appliqué. Après moultes réflexions, j'ai décidé de placer un motif en haut d'une manche, et deux ou trois autres sur la hanche opposée. Pour le motif, j'ai récupérer les patrons de gouttes que j'avais créé 2 ou 3 ans plus tôt*. Après quelques tests pour trouver le bon ration longueur-largeur pour mon point zig-zag, j'ai cousu les appliqués.

Les trois gouttes sur la hanche gauche
(qui gondolent un peu depuis le premier passage en machine)

Puis je me suis retrouvée bloquée pendant un long moment, parce que je ne savais pas du tout comment j'allais m'y prendre pour monter les manches. Et lorsque je me suis lancée, j'ai eu la désagréable surprise de me rendre compte que, de part l'originalité de la veste en une seule pièce, la courbure des têtes de manche que j'avais choisies n'était pas du tout adaptée! J'ai dû bidouiller une solution, ce qui fait que mes emmanchures gondolent un peu, mais heureusement ça ne se voit pas porté. Par contre, toujours dans l'idée d'utiliser cette veste comme manteau plutôt que comme pull, j'ai vu un peu grand pour la carrure.
J'ai eu du mal à la faire tenir sur un cintre
à cause de la carrure de camionneur!

La veste se ferme par trois boutons recouverts, et il a fallut que ma polaire se coince sous le pied de biche lors de la dernière boutonnière, créant un petit trou heureusement pas trop visible.
Les trois boutons recouverts
(les deux boutons supérieurs sont au même niveau,
la photo est trompeuse)

J'ai aussi réalisé une ceinture dans les chutes de tissus, avec une face en polaire et une face à motifs. Comme j'avais peur qu'à l'usage elle se recroqueville sur elle-même, j'ai encoller de vlieseline la cotonnade sur une longueur correspondant à mon tour de taille, pour laisser souple les extrémités à nouer.


J'aime beaucoup le rendu final et les différentes façons de placer le col. J'hésite à y ajouter un motif, mais j'ai peur que l'envers ne soit pas très beau lorsque je porte le col remonté.
En "Madonne", bien douillet ou plus dégagé sur les épaules

A l'usage, la ceinture n'est pas des plus pratique, et je porte plus souvent cette veste lâche, même si elle me donne un peu la silhouette d'une montgolfière (d'un autre côté, ceinturée elle donne l'impression d'être boudinée)!
Finalement, la ceinture n'apporte pas grand chose je trouve
Complètement ouverte, elle n'est pas mal non plus!

 Et cerise sur le gâteau, j'ai trouvé chez Veritas des collants fantaisies parfaitement assortis!
 


* Ces goutes décoraient des "capucharpes" réalisées comme cadeaux de Noël pour mes belles-sœurs et belle-maman. C'était avant que je lance ce blog, et je n'ai pas eu la présence d'esprit à l'époque de prendre des photos.

Un an et quelques mois plus tard...

Début Septembre 2011, Gé et moi avons pris possession de l'appartement que nous louons dans le centre de Namur: notre premier "chez nous" rien qu'à deux!

Immanquablement, nous avions fait un tour chez Ikea pour acheter les quelques meubles qui nous manquaient. Nous avions été plus que raisonnable, et n'étions ressorti avec comme "hors liste" qu'un requin en peluche (ahem, pas de commentaire s'il-vous-plait!) et une plante en pot (ça, c'était Gé bien sur, certainement pas moi qui n'ai pas la main verte).

Parmi nos achats "pas-prévu-mais-finalement-quand-même-un-peu-nécessaire", il y avait des stickers muraux pour agrémenter un mur qui ne devait pas recevoir de meuble.


Il nous a fallut du temps avant de nous y mettre, mais un an et quelques mois plus tard:

L'agencement des différentes pièces à été un vrai "brainstorming"!
TADAAAAM!

Avec nos plantes devant (papyrus, ficus banzaï, spatiphylum et bananier),
ça apporte un petit côté "jungle" que j'aime beaucoup

mercredi 23 janvier 2013

Une journée en mini


non non, pas celle-ci!

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En fouillant dans les archives de ce blog, j'ai retrouvé dans les brouillons un message jamais publié, datant d'octobre ou novembre 2009 (J'avais 24 ans!).
Il est curieux de voir comment j'ai évolué en un peu plus de 3 ans!
Puisque ce petit exercice de comparaison m'a fait rire, je vous remets le texte original,
avec mes commentaires actuels (en vert).
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Je ne porte pas souvent de jupe. Et lorsque c'est le cas, c'est longueur genoux minimum. La mini ne me semblait pas faite pour moi.

Depuis,  je porte de plus en plus de robes et jupes, et celle -ci sont de plus en plus courtes.
Sans pour autant les qualifier de "mini", elles m'arrivent pour la plupart à mi-cuisse, et les jupes que je portais à l'époque me semble "mémère" avec leur longueur genoux!

Et puis un jour, je suis allée faire le plein de t-shirts à manches longues chez Avanti, et je suis passée à côté d'un étalage de minis en promotion à 5€. "Juste pour voir" j'en ai pris une avec moi dans la cabine d'essayage. Et là, (en faisant bien sur abstraction de mes mollets blancs), j'ai constaté que c'était portable. Alors pourquoi pas?

Le magasin Avanti à fermé il y a deux ans il me semble, depuis c'est un immense Zara dans lequel je n'ai jamais mis les pieds (j'aime pas! Trop cher, trop snob, vêtements taillés pour des anorexiques).
Je ne dirais pas que je regrette Avanti (qui était quand même l'antre de la cocoche petit-prix de mauvaise qualité),
mais
malgré tout leurs T-shirt en coton à manches longues tiennent bien la route et je les ai toujours.

Sauf que...
Sauf que la mini implique des chaussure adapté, l'occasion pour moi de ressortir mes bottes que j'aime beaucoup mais que je ne portes pas souvent, et je n'ai pas l'habitude des talons (même de 5cm).

Ces bottes, je les ai toujours (des Esprit en cuir noir, avec un petit talon bobine, increvables et classiques)!
Je les portes régulièrement, même si mes chaussures de tout les jours sont des low boots grises à talon compensé de 8 bons cm. Les talons, c'est tout les jours maintenant.

Sauf que depuis septembre, je fais quotidiennement 20min de vélo matin et soir pour les trajets maison-gare-maison.

Quelques mois après avoir écrit ces lignes, j'achetais ma Clio qui m'a rendu de bons et loyaux services,même si j'ai dû la changer il y a 3 mois pour une Fiesta un peu plus récente.
Depuis aussi, nous avons emménagé à Namur, où la gare se trouve à 3min à pied de notre appartement...

Sauf qu'à 6h30 en octobre, ben il fait froid lorsqu'on pédale.
Sauf qu'en Belgique, on est jamais à l'abri d'une bonne "drache".

Bon, ça, ça n'a pas vraiment changé hein!

Donc la mini, j'ai tenté, mais avec un peu de stratégie:
D'un, des collants, histoire de donner un peu de couleur et de chaleur à mes gambettes blanches et poilues. Rouges, parce que je n'ai que ça. Et puis rouge-noir, j'aime bien!

Hum, je ne dirais plus que je n'ai que du rouge: j'ai développé une petite collection de collants de toutes les couleurs, du plus opaque au plus transparent, uni ou à motifs...
Il faut bien ça pour accompagner mes nombreuses robes et jupes!

De deux, un pantalon qui sèche vite par dessus, histoire que je ne montre pas mon cul à tout les automobilistes qui dépasseraient mon vélo, et que je puisse affronter le crachin matinal (surtout, ne pas oublie de mettre la jupe dans le sac à dos!)

Pour que vous vous fassiez une petite idée de mon apparence en partant ce matin, j'étais donc en bottes "de fille" à talons, avec un pantalon de sport en toile retroussé jusqu'aux mollets (pour pas qu'il se prenne dans la chaine), une veste de sport en Gore-Tex, une casquette pour ne pas geler de la tête, et dans le dos un sac de 40L recouvert d'un gilet jaune fluo (on ne rigole pas avec la sécurité!)... Rien qui laissait présager de mon idée du jour: la fameuse mini, emblème de la féminité!

Une fois dans le train, direction les toilettes pour troquer le pantalon contre la mini dans les cahots du trajet et les odeurs d'urine.

Au bout de la journée, je constate que même si la longueur mi-cuisse me semblait bien couvrante dans la cabine d'essayage, en vrai c'est quand même drôlement court! (je sais, c'est le principe d'une mini).

Effectivement, cette mini était vraiment mini, et je ne l'ai jamais beaucoup portée (en plus, elle n'avait pas de vraie poches!). Lors d'un grand tri d'armoire,  au dernier changement de saison, je l'ai donnée à une amie qui depuis la porte régulièrement et à qui elle va bien mieux qu'à moi!
J'en ai racheté une un poil plus longue, en jean enduit noir, et dans laquelle je me sens beaucoup plus à l'aise.

Et les collants, c'est joli, mais pas aussi chaud qu'un bon vieux jeans. Et puis le rouge n'était sans doute pas la couleur la plus judicieuse pour celle qui veut passer incognito!

Pour les collants chaud, j'ai maintenant la solution imparable d'en mettre deux paires,
ou de porter des leggins doublés polaire vendu chez Hema.
Passer incognito n'est plus vraiment mon envie lorsque je m'habille!
Sans pour autant vouloir à tout prix me faire remarquer, je porte de plus en plus de couleurs vives, de vêtements peu classiques, à la coupe ou au motifs marquants
.

Ensuite, nécessité de croiser les jambes dès qu'on s'assied: impossible de garder mon sac à dos entre les jambes dans le train bondé, et je me suis plus d'une fois cogné le genoux à ma table de travail en m'installant à mon bureau.

Le croisement de jambes est devenu un habitude, même si je me cogne toujours autant!
Et le sac à dos (nécessaire pour les déplacement en vélo) est maintenant un sac porté épaule, que je glisse toujours sous le siège entre mes jambes, mais qui est beaucoup moins volumineux (plus besoin d'y stocker un casque!)

Enfin, le réflexe de tirer sur la jupe dès que je me lève n'est sans doute pas très élégant, mais je ne peux pas m'en empêché (j'ai toujours l'impression qu'elle se relève derrière. C'est sans doute dû au courant d'air froid si près de mes fesses: je n'y suis pas habituée).

Je n'irai pas jusqu'à dire que je n'ai plus jamais froid aux fesses, mais je m'y suis bien habitué, à ce courant froid :-D. Pour ce qui est de tirer sur la jupe, il m'est toujours nécessaire de le faire de temps en temps, mais je ne me tortille plus comme une anguille en tirant comme une acharnée: hop, j'attrape les coutures de côté, et tout en marchant je tire un bon coup vers le bas pour la remettre à sa place, ni vu ni connu!

Le plus dur pour moi a été de gérer trois difficultés en même temps: la mini, les talons et les bas qu'il ne faut pas accrocher.

J'ai passé ma journée sans encombre avec ma jupette, mais je ne dirait pas pour autant qu'elle est devenue mon amie. Je ne me suis pas sentie plus féminine pour autant, je dirais plutôt que j'étais empotée. J'admire les filles qui sont capable de porter quotidiennement ce type de vêtement avec naturel, sans attirer le regard ni être provocantes. Et même si j'aime l'idée de changer de style de temps en temps, dès demain je reprend mon bon vieux trio gagnant (jeans-baskettes-pull), et ne ressortirai cette jupe de l'armoire qu'avec des bas opaques noirs, lorsque je ne devrais pas affronter 2h30 de vélo-train-bus.

C'est vrai que les trajets en vélo n'aidaient pas à être féminine,
et ont sans doute contribuer à me maintenir dans mon style jean-baskettes
-pull pendant longtemps.
Pourtant les jupes sont devenues mes amies, et je ne me sens plus empotée quand j'en porte.
A
u contraire, j'exprime de plus en plus ma féminité en portant talons, jupes et du maquillage!
Malgré tout, j
e ne suis toujours pas une fille sophistiquée,

et je me contrefout d'aller bosser pas maquiller et avec les cheveux en berne.
Toutefois j'aime de plus en plus me sentir belle et attirante aux yeux de Gé.
Je pense que cette évolution de style et de confiance en moi est surtout dû à mon premier séjour en Polynésie, pour lequel j'ai vraiment ressenti un avant-après,
et il est vrai que j'ose beaucoup plus, que ce soit niveau looks, couleurs ou actions.
Peut-être aussi que l'âge y est pour quelque chose: même si ma situation n'a pas évoluer tant que ça depuis que j'ai écris ce message, j'ai l'impression qu'il y a un monde entre celle que j'étais à 24 ans et celle que je suis maintenant!

Bye bye jupette, à la prochaine!

Edit de l'époque: Après discussion avec ma moitié (qui ne m'avais pas vu partir habillée comme ça le matin), il se trouve qu'il aime beaucoup (ça se résume à 5 mots: "T'es sexy toi comme ça!"). Moi qui pensais qu'il n'aimait pas ce style (il m'a toujours complimenté sur mon "no-style" habituel)... Finalement, je vais p-être la ressortir plus souvent cette jupe!
Ou alors je tenterai plutôt l'association collant noirs + bottillons plats.

lundi 21 janvier 2013

Polynesian style

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J'ai vraiment envie de relancer ce blog, et de partager avec vous mes bidouilles. Si j'ai été silencieuse pendant presque deux ans, ce n'est pas pour autant que je n'ai rien fait de mes dix doigts. Et comme ma maman, toujours très curieuse de voir ce que je fais, m'a inculqué le principe de prendre en photo chaque création terminée, j'ai pas mal d'archives à vous montrer, que ce soit de gros projets ou des petites bidouilles.
Dorénavant, il y aura donc un poste tout les lundi avec des projets d'archives,
et ce jusqu'à ce que je vous ai tout présenté.
Les autres jours seront consacrés aux projets présents, à mes billets d'humeurs,
mes découvertes récentes, bref à tout le reste
Par contre, je ne pense pas présenter mes archives par ordre chronologiques,
mais plutôt par thématiques, comme c'est le cas pour le moment avec les projets "polynésiens"
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Je continue dans ma nostalgie des îles avec ces photos retrouvées sur mon disque-dur en faisant un peu de rangement... mais avant tout, petit introduction:

Paréo teint
Paréos imprimés
De Polynésie, j'ai ramené des perles, de la vanille, de l'huile de monoï et quelques paréos artisanaux que j'avais acheté dans le but d'utiliser le tissus pour me faire des fringues. Certains sont imprimés selon la technique des tampons en bois gravé, d 'autres sont plongés dans un bain de teinture spéciale, puis étendu au soleil avec des motifs opaques placés dessus. Le soleil fixe et renforce l'intensité de la teinture, et les motifs apparaissent en clair une fois le paréo sec.
De loin, de jolis jolies nuances
Souvent, les paréo teint le sont dans un mélange de couleur curieux (jaune vif + rose bonbon + turquoise = beuark), et les motifs imprimés sont assez kitch (ananas, dauphins, vahinés dansant le tamouré, etc). Il m'a fallut fouiller tout les magasins de Curios jusqu'à Bora-Bora avant d'en trouver un qui me plaise, avec des motifs de raies et de motu, dans de jolies nuances bleu outremer - indigo. Je le porte souvent comme écharpe à la mi-saison.
 Les paréos imprimés par contre ont des motifs géométriques forts, tout à fait dans la tendance ethnique à la mode en ce moment. J'imagine d'ailleurs très bien le tissus vert (plus vif et moins jaune que sur la photo, la lumière de fin de soiré hivernale ne lui rend pas justice) en mini-jupe droite toute simple, à porter avec des collants et un pull col-V noirs.


Revenons-en maintenant aux photos retrouvées sur mon ordi, et qui m'ont ramenées 6 mois en arrière, lors de la (petite) canicule que la Belgique à traversée en août 2012. Bien qu'étant rentrée des tropiques à peine 2 mois plus tôt, j'ai pas mal souffert de la chaleur, et c'est pourquoi j'ai utilisé avec plaisir mes paréos pour ce qu'ils sont: des vêtements multifonction légers, funs et agréables à porter. Hop, je me suis enroulée dans le tissus, un nœud sur l'épaule, une fine ceinture histoire de rendre l'ensemble un peu plus formelle (et éviter qu'un coup de vent ne me désape!), et roulez jeunesse, je suis allée me balader dans Namur comme je l'aurai fait à Tahiti!

Photos de très mauvaises qualités, prises à la va-vite avec mon smartphone
pour les montrer à maman.

Vivement l'été prochain, que je puisse à nouveau me la jouer vahiné!


Break de 16h

Je devrais terminer les corrections de mon article scientifique.
Je devrais aller étendre la lessive qui a fini de tourner.
Je devrais trier/ranger les papiers importants qui s'accumulent sur mon bureau.

Je devrais, c'est vrai.

Mais je prends une demi-heure pour lire quelques pages d'Agatha Christie, "Le flux et le reflux" en buvant mon thé.

dimanche 20 janvier 2013

Pari perdu

Il y a une quinzaine de jours, j'ai fait un pari avec Gé. Je ne sais plus sur quoi il portait, mais l'enjeu était une fournée de crèmes vanille. Bien sûr, j'ai perdu*. Je n'ai pas eu l'occasion d'honorer ma défaite avant aujourd’hui, mais ça m'a permis de faire un pas à pas d'une recette déjà présenté sur ce blog, toujours selon la recette inratable de Lilo.

Pour la faire, il faut:
-250ml de crême fraiche
-250ml de lait
-1 œuf entier et 3 jaunes
-80gr de sucre (je n'en ai mis que 75gr, et Gé et moi avons trouvé ça encore un peu trop)
-1 cuillère à café d'extrait de vanille (facultatif)

Peu de choses pour réaliser de délicieuses crèmes, en fait!
 
Préchauffer le four à 180°.
Mettre le lait et la crème dans une casserole. Ouvrir la gousse de vanille, en gratter les graines et ajouter le tout au lait.

Ma vanille est tellement riche que ce ne sont pas des grains,
mais véritablement une pulpe qui se trouve à l'intérieur!

J'ai utilisé deux demi-gousses déjà partiellement utilisées.
Mais comme il s'agit de vanille de Tahaa (apellée "L'île Vanille"),
je suis sûre que ça aura quand même beaucoup de goût!

Amener doucement à ébullition.



Réunir le sucre, les œufs et l'extrait de vanille dans un récipient.

Le "cratère" dans le sucre, c'est l'extrait de vanille.


Battre au fouet électrique jusqu'à ce que le mélange blanchisse et double de volume.

Je trouve ça magique comment des œufs et du sucre battus ensemble
donnent une mousse crémeuse!


Ôter la gousse du lait**, verser doucement le lait chaud sur les oeufs tout en mélangeant.

Verser le mélange dans de petits pots en verre (type "La Laitière") placés dans un plat allant au four. Remplir le plat d'eau jusqu'à mi-hauteur des petits pots.

Selon mois, ce qui simplifie le travaille, c'est de mettre les pot dans le plat,
et de verser directement dedans à l'aide d'une louche et d'une passoire.



Enfourné pour 50min à 180°. Je commence toujours par couvrir les pots d'une feuille d'alu pour éviter que la coloration de la surface ne soit trop importante, puis je l'ôte à mi-cuisson.

Sortir du four et laisser refroidir dans le plat avec l'eau bouillante pour des crèmes bien prises,  hors du plat pour des crèmes plus coulantes. Une fois refroidi, couvrir d'un carré d'allu (moi je récupère celui qui à évité que la surface ne brule) et mettre au frais (pas de photo de cette étape, j'étais en train de préparer le repas quand je les ai sorties du four, et j'ai complètement oublié)

Ces crèmes conservent une semaine au frigo, mais elles résistent rarement jusque là et se font dévorées bien avant ça!

Et pour ne pas gaspiller les 3 blancs qui résultent de cette recette, j'ai fait des meringues natures pour Gé. Il adore ça (moi je trouve ça trop écœurant et sucré). J'ai voulu les parfumer au chocolat et/ou à la fleur d'oranger, mais il n'aime pas ça, et comme au final c'est lui qui les mangera presque toutes, j'ai été au plus simple. Pas de photo non plus, je ne pense pas que des meringues nécessitent un pas à pas... Malgré tout, je peux vous dire que j'ai juste suivit les 7 règles d'or des meringues réussies selon Lilo. Enfin, 6 règles sur 7 parce que mes œufs venaient d'être clarifiés une heure plus tôt!
Et pour qu'elles soient crousti-moelleuses, j'ai suivi le conseil que La Poule répète à chaque fois qu'elle en fait: les sortir du four dès la fin de la cuisson! En les laissant refroidir dans le four, elles seront croustillantes à cœur.



* Je ne parie quelque chose que:
- lorsque je suis sure à 100% de moi (bon, ok, 99,9%, c'est déjà pas mal)
- lorsque je sais que je vais perdre, mais que l'enjeu ne me dérange pas. Dans ce cas-ci, ça faisait très longtemps que je n'avais plus fait de crème, et j'en avais envie. Donc même si je me doutais que j'allais perdre, j'ai accepter le pari.

** Pour ne pas la gâcher, il suffit de bien la rincer et la sécher dans de l'essui-tout. Ensuite, vous pouvez l'utiliser pour parfumer du rhum (voir même faire de l'extrait de vanille si vous avez du temps, et beaucoup de gousses), ou la réduire en poudre fine au mixer une fois complètement sèche, puis la mélanger à du sucre de cane pour faire du sucre vanillé plein de goût.

C'est ballot...

... de prescrire, pour soigner des maux de têtes récurrents et handicapants, un médicament dont un des effets secondaires* notable est de provoquer des céphalées!

Il faut vraiment que ces maux de têtes me réduisent à l'état de loque
pour que j'accepte la possibilité de subir ces désagréments!
* Je vous retranscrit la première phrase de la notice:
"Avant de vous prescrire F*****, votre médecin doit évaluer les bénéfices que ce médicaments est susceptible de vous apporter par rapport au risque encouru de développer des effets indésirables. En raison de ce traitement, votre médecin pourrait avoir besoin de vous faire passer périodiquement des examens médicaux (...)."
Ça rassure, d'autant plus que la liste d'effets secondaires est longue et ceux-ci sont loin d'être anodins! 

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J'en profite pour lancer un appel:
Auriez-vous un BON médecin à me conseiller sur Namur?
Parce que celui que j'ai consulté pour mes céphalées a réussi le challenge de cumuler tout ce que je n'aime pas chez un médecin:
- N'écoute pas vraiment ce que j'ai à dire et pause sont diagnostique très (trop?) rapidement sans tenir compte de mes propos.
- A créer un dossier à mon nom sans me poser des questions qui me semble plus que pertinentes d'un point de vue médical ("Ais-je des allergies connues?", ça me semble la base!)
- A dégainé son ordonnancier avant même que je ne sois assise! Je suis pour les médicaments quand ceux si sont nécessaires, mais je me refuse à gober des petites pilules au moindre mal. Je considère qu'avant de soigner les effets, il est bon de combattre la cause. En l'occurrence, avant de me prescrire un antidouleur de cheval, j'aurai aimé qu'il cherche la cause de ces céphalées (et surtout qu'il se renseigne un peu plus sur ma santé générale avant de prescrire un médicament qui est loin d'être du sucre en poudre).
- Ne m'a pas caché être influencé par les représentants médicaux, et a tenu à me prescrire les vitamines conseillé par l'un d'entre-eux (il peut se les carrer ou je pense ces vitamines, je ne l'aiderai pas à partir en séminaire au Baléars!)
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Ceci était le coup de gueule du jour, reprise des billets de création dans les prochains jours
(mais je ne promets pas qu'il n'y aura plus, à un moment ou un autre, d'autre billets d'humeur)


samedi 19 janvier 2013

Haggis

Hier donc, je comptais vous parler de mon repas. Ça s'est fini en longue analyse de mes comportements consuméristes. En fait, je voulais juste vous expliquer comment j'en étais arrivée à me préparer ce plat.

Il y a deux ou trois ans, beau-papa est allé se promener quelques jours en Ecosse, d'où il m'a rapporté une boîte de conserve de haggis, le repas traditionnel. Bien sûr, j'avais déjà entendu parlé de cette "panse de brebis farcie aux abats", mais n'avais jamais eu l'occasion de goûter. Vu la tête peu enthousiaste de Gé à la description du truc, la conserve à vite rejoint le fond de l'armoire...

Quelques mois plus tard, en été, j'ai eu envie de faire du houmous, parce que j'adore ça. J'ai donc demandé à Gé, chargé de faire les courses ce jour là, de me rapporter une conserve de pois-chiches précuits. Il est revenu avec un bocal de haricots blanc, qui à lui aussi bien vite rejoint le fond de l'armoire, et mon envie de houmous à attendu les courses suivantes pour être assouvie.

Samedi dernier, soirée sushi fait maisons. Alors que je cherche les ingrédients nécessaires dans nos réserves, je me fais la réflexion que nous ne consommons pas beaucoup de conserves, d'ailleurs je suis sur que certaines sont périmées depuis le temps qu'on les as achetées "pour le jour où on a rien à manger". Hop, rapide petit tri et réorganisation pour placer celles à consommer en premier à l'avant-plan. Et là je retrouve le haggis et les haricots blancs, périmés de puis peu (avril 2012 pour la viande, et juste "2012" écrit sur le couvercle des légumineuse, ça me semble toujours consommable, et c'est pas ma maman qui me dira le contraire).

Comme Gé m'avait prévenu qu'il serait absent jeudi soir, j'y ai vu l'occasion d'éliminer ces boîtes en me préparant un Scotich meal. L'expérience fût... curieuse!

Voici la bête: belle boîte au design "kilté", la promesse d'une saveur whisky typique. Quand on secoue la boîte, ça fait un "schlock-schlock" bizarre qui laisse supposer que la boîte n'est pas pleine...

Z'avez vu? j'ai assorti mon pantalon au thème du jour!
Il s'agit d'un bas de pyjama  rose shocking, avec du fil argenté dans les rayures
(cadeau de Noël reçu de ma plus jeune belle-sœur)


Pas d'indication d'ingrédients sur la boite en carton externe, il faut sortir la conserve pour apprendre qu'il s'agit essentiellement de porc (moi qui croyait que le haggis, c'était toujours du mouton), et que ce produit peut être mijoté, cuit au four ou au micro-onde... Mais il faut veiller à percer la peau avant tout! Bon, je pense que ce sera mijoté pour moi.

On clic pour voir en grand (normalement...)


Ouvrons, et voyons la bête...

On ne le voit pas bien, mais ça baigne dans un liquide clair.

Ah...

Bon...

Je ne m'attendais pas vraiment à ça (mais en fait, je ne sais pas non plus à quoi je m'attendais vraiment!). Bon ben va pour le mijotage alors.

Problème: le liquide de la conserve ne suffit pas à couvrir le "boudin obèse".
Je fais quoi moi? je rajoute de l'eau, ou pas?
Bon, je tente en laissant comme ça, ça cuira mi-mijoté, mi-vapeur alors.



Ah oui, n'oublions pas de percer la peau: plus facile à dire qu'à faire, un dirait que ce truc est emballé dans une bâche en plastique armé! Mes coups de fourchette rageurs n'en viennent pas à bout, il faut sortir le couteau à steak.

Bon, au tour des haricots maintenant.

Bon, c'est des légumes, et yaka les réchauffer, il sont déjà cuits
Ça ne devrait pas poser de problème




Heu...

C'est normal le slime gluant dans lequel ils baignent? (Là, il vous faut une vidéo pour comprendre ma perplexitude)

video


Hors de question que je mange des haricots poisseux, je décide de les passer sous l'eau pour les rincer du gluant de conservation.

Merde, ça mousse...



Au plus je rince, au plus ça mousse!!!


Tant pis, je tente le tout pour le tout, hop dans une assiette couverte, et zou au micro-onde!

Autant ma cuisinière est dégueulasse, autant mon micro-onde est propre!


Bien, ça semble OK pour les haricots. Revenons-en à nos moutons (haggis, mouton, jeux de mot toussa-toussa... non? ok, c'est nul). Le haggis semble chaud, je ne pense pas que ça doive "cuire" vraiment, mais dans le doute je le laisse mijoter un bon 45 minutes avant de le sortir de son bain.

Un coup de couteau, et le boudin s'éventre.

HAAA MAIS C'EST DÉGUEULASSE!!!
YA DES ASTICOTS DANS MON HAGGIS!!!!

Après tout, ça reste des protéines, non?


Ah non, tout compte fait, à y regarder de plus près, c'est des graines d'avoine, ce que me confirme la liste des ingrédients.

Bon, aller, j'ai faim moi avec tout ça, il est temps de manger!

Le bonhomme haggis vous fait un grand sourire!


Alors, le verdict:

Les haricots sont fadasses et farineux, mais ça correspond à ce à quoi je m'attendais. Dans un plat en sauce ou avec de la moutarde forte, ça doit passer. Mais j'avais la flemme de retourner dans le frigo pour y prendre le pot, et puis ça n'aurai pas été avec la viande.

Le haggis est en fait une viande hachée très fine, assez relevée, très dense et "lourde" par l'apport de céréales (et je cherche toujours le goût du whisky promis sur l’emballage!). Ce n'est pas mauvais, mais je ne qualifierai pas ça de bon non plus. En fait, je n'arrive pas à dire si j'aime ou pas!

Ça ressemble quand même beaucoup à du Canigou, vu comme ça!

Au final, même si ce n'était pas le pied gustatif, l'expérience était intéressante, et m'a surtout permis d'évacuer des vieilleries de l'armoire sans gaspillage (tout à fait dans mes objectifs longuement exprimés hier)


vendredi 18 janvier 2013

Scotich phylosophy

(ou "Comment une note de blog sur le haggies part en philosophie de comptoir")

ATTENTION, MISE EN GARDE:
A la base, je voulais vous parler de mon repas de ce soir. Sauf que d'une phrase à l'autre, je suis partie dans une grande introspection de mes comportements de consommation... Du coup, je vous raconterai mon épique repas demain! Si vous ne voulez pas lire les élucubration d'un post-ado, pré-trentenaire qui se regarde un peu trop le nombril, ne lisez pas ceci!


Depuis une petite année maintenant, je suis beaucoup plus attentive à mon mode de vie, à plusieurs niveaux.

Notre dernier déménagement coïncidait plus ou moins avec notre décision de ne pas rester en Gelbique une fois nos titres de docteurs acquis. Or nous avons beaucoup de choses, et je me sentais parfois oppresser par tout ça. L'envie de ne pas entasser, de ne plus m'encombrer de choses inutiles (sans doute traumatisée par les capacités de stockage de brols de ma maman) est devenu tel que je surveille mes comportements d'achats, avec quelques règles simples:

- Vêtements: pas de synthétiques, pas de mass-market au prix plein (25€ le t-shirt H&M qui sera vendu 3€ à la fin des solde, et qui à dû couter 1€ à la production, à ce niveau là ce n'est plus du foutage de gueule, c'est du vol consenti!), je privilégie à fond les vêtements pratiques, qui me mettent en valeur et originaux (malheureusement pour moi, ces critères se retrouvent concentré dans l'antre de perdition qu'est People's Color à Louvain-La-Neuve). J'essaye de faire le tri à chaque changement de saison, et donne au copines ou aux Petits Riens

- Chaussures, sacs et accessoires: j'ai longtemps galéré à trouver chaussures à mon pied (42 fillettes, ça ne courrait pas les rue il y a quelques années). Du coup, quand je tombais sur une paire à ma taille, en cuir et qui me plaisait, je prenais "okazou". Depuis, les fabricants ont eu le nez creux (mais d'où vient cette expression?) en n'ajoutant pas de nouvelle pointure, mais en augmentant légèrement les pointures existante. Alors que je n'ai pas maigris des pieds, il m'est désormais très souvent loisir de rentrer dans du 41, voir même du 40.
Tous ça pour dire que le plis de l'achat-réflex était pris, et j'ai acheté de plus en plus de chaussures. Depuis que je m'en suis rendue compte, je limite et me pose la question de savoir si je porterai réellement la paire envisagée... jusqu'à présent, ça marche pas mal! Pour les sac, même combat, avec le soucis que je m'en crée aussi!

- Bôtée (l'accent circonflex est nécessaire pour percevoir l'ironie dans ma voix): je ne me suis jamais beaucoup maquillée, me contente du shampoing Head & Shoulders de Gé et ma peau est tellement réactive que je mets le moins possible de produit dessus. Et pourtant l'étagère de ma salle de bain croulait sous les produits. Un crayon khôl par ci, une crème qui sent bon par là, des mini-gels douche reçu en cadeau...
Depuis, j'ai ciblés mes besoins et sais ce que ma peau tolère (une huile pour me démaquiller, un savon Avène pour nettoyer, l'Hydrance optimale pour hydrater, de la Cicalfate et de la Cold Cream pour les petites urgence) et quel maquillage me va (une poudre teinté, un blush bois de rose, un trait de poudre posé au ras des cils comme un eye-liner et un mascara pas trop voyant). Du coup, tout le reste doit dégager! J'ai donné tout ce qui n'était pas entamé, et depuis j'utilise au jour le jour mes restes. Chaque flacon de gel-douche, chaque tube de crème pour les mains, chaque bouteille de déodorant (mais qui, à part moi, à 5 déodorants entamés?) vide qui part à la poubelle me donne envie de faire la petite danse de la victoire! Et je n'achète un produit que si le précédent est fini.

- Alimentation: LE points noir, même si il a donné lieux a de gros changements. Premièrement, il faut savoir que depuis toute petite, on m'a inculqué le goût du bon (merci papa!). J'ai toujours aimé cuisiner, découvrir de nouvelles choses et tester des trucs parfois improbables. Je faisais partie de la catégorie d'étudiants qui n'avait pas de pâtes et de bolognaise en bocal dans leur armoire, mais du quinoa, de la polenta, du riz, des légumes dans le frigo et tout les ingrédients de base pour mitonner une bonne sauce. Heureusement pour moi, Gé aime aussi cuisiner goûtu. Mais par facilité, au début nous faisons nos courses au Delhaize, sans trop nous préoccuper de l'origine des produits acheter. Et puis un jour j'ai vu que mes haricots verts venaient d’Éthiopie. Allez savoir pourquoi, ça m'a fait un choc! A partir de là, j'ai commencé à privilégier les produits de saisons, et a avoir un comportement relativement locavore (sans pour autant devenir un ayatollah du manger mieux... Je ne crois d'ailleurs pas au "miracle bio" que certains veulent nous faire avaler).
Depuis que nous sommes installés dans le centre-ville de Namur, je vais au marché les samedi matin acheter du poisson et de la viande. Comme nous sommes abonnés à un panier de légumes (4kg chaque semaine, ça mériterai que j'en fasse une note de blog, tient!), ça nous suffit pour tenir 3 à 4 jours, si pas plus. Là où on passait facilement 2 à 3 fois par semaine au Delhaize, nous n'y allons plus qu'une fois, essentiellement pour du non-périssable.

Bref, niveau alimentation, je pense avoir tout bon (produits frais, au moins un repas végétarien par semaine, etc). Alors pourquoi je qualifie ça de point noir?
Parce qu'entre les repas, il y a le grignotage! La bouffe (parce qu'à ce niveau là, ça ne mérite pa mieux comme nom) était pour moi une occupation: un petit pain saucisse pour combler les 20 minutes d'attentes à la gare, à 18h30, quand la faim commence à se faire sentir, ça n'a jamais fait de mal à personne, et puis un biscuit ou une gaufre vers 10h, ça casse le coup de barre de la mâtiné, et je ne vais pas laisser Gé seul à cuisiner, je vais me prendre un petit apéro chips-bière spéciale en lui racontant ma journée... et pour être tout à fait honnête, il y a le grignotage post-repas aussi, qui fait que même n'aillant plus faim, je continue à picorer dans mon assiette ou dans les plats lorsqu'on reste longtemps à table à discuter. Mais une bouchée de plus ou de moins, ça ne change pas grand chose après tout!

Sauf que petit à petit, en prenant un ou deux kilos par-ci, en en perdant un autre par là, mine de rien je suis arrivée à 74Kg. Oh, mais je ne suis pas grosse, je rentre toujours dans mes vêtements et mon BMi est pile dans la norme. Sauf que quand je m'assied, il ya un bourrelet qui me dérange sous les côtes. Et que mon jeans que j'ai depuis presque 10ans, même si j'arrive toujours à l'enfiler, je ne le mets plus si souvent parce qu'il me colle trop à la peau.
Du coup, j'ai pris la décision de ne plus grignoter et de manger à ma faim, quand j'ai faim (et pas par ennuis, habitude ou parce que c'est l'heure). Je me sers des portions raisonnable, et je me demande si j'ai encore vraiment faim avant de me reservir.
Ca fait deux semaines maintenant, et il ne m'est pas trop difficile de résister aux tentations. Je bois beaucoup de thé, une soupe vers 11h30 si le besoin s'en fait sentir (aka "mon ventre fait tellement de bruits que ça dérange mes collègues"), ne prends plus par automatisme un biscuit avec mon café mais uniquement si j'en ai vraiment envie, et CA MARCHE DU TONNERRE! Je me sens bien, moins boudinée, mon morale est reboosté parce que j'arrive à me tenir à mes objectifs, et j'ai perdu deux kilos sans faire régime!

Bref, ce qui devait être une note légère sur mon repas Ecossais s'est avéré être une belle introspection (Bord*el, j'avais dit que ce blog ne serait pas mon journal intime!)...




Rendez-vous demain pour une note un peu plus drôle, avec de la photo gore dedans

Petit teasing pour vous faire patienter 
Miam miam les bons asticots!

Le break de 16h...

(...aka "procrastinons tous en cœur mes amis")

Je ne pense pas que ça deviendra une habitude, mais le fait est que j'ai à nouveau eu envie de partager avec vous mon break de 16h d'aujourd'hui... Les ingrédients principaux sont là:

-une tasse de thé brulant (et la réserve d'eau chaude dans le thermos sur lequel j'ai collé une vahiné Hinano *nostalgie*)
-de quoi bosser: ordi, cahier de note, épreuve de la publi en rédaction et mon sacro-saint bic 4 couleurs vert vif-turquoise-rose bonbon-violet (le seul que mes collègues, tous masculins, n'osent pas me  voler!)
Dans la boîte métallique en haut à droite, il y a des soupes en sachet contre la fringale de 11h30.
Au-delà du thermos, c'est le bureau de mon collègue (qu'il a rangé il y a peu, même si on ne dirait pas).
Zut, je me rends compte qu'il n'y a pas mon porte-crayon adoré sur la photo, ce sera pour une prochaine fois.


Mais il faut aussi les ingrédients complémentaires:
-un paysage enneigé (que je vois à peine puisque l'appui de fenêtre m'arrive à mi-tête, et qu'il sert d'espace de stockage...)

La plante verte, c'est ma touche "féminine" dans ce labo testostéronés
 -mes compagnons de galères, charmantes bébêtes délicieusement punk avec ce rose et ces squelettes apparents :-D



Y sont-y pas mignon tout plein?








jeudi 17 janvier 2013

Neige, SNCB, boulot, dafalgan et thé

Je ne suis pas allée au labo aujourd'hui, parce que la migraine qui m'a pourri la soirée d'hier a décidé de jouer les prolongations et ne m'a pas quittée de la matinée... d'après Gé, j'ai eu raison parce qu'à 8h20, lorsqu'il a tenté de prendre le train vers Bruxelles pour aller bosser de son côté, mon train de 7h14 vers Liège n'était toujours pas entré en gare... C'est vrai qu'il a neigé, et qu'il gèle assez fort aujourd'hui. Ça arrive chaque année, et pourtant la SNCB est à chaque fois prise au dépourvue, malgré le "plan intempérie" qu'elle annonce mettre en place à chaque vague de froids...

Je ne suis pas allée au labo aujourd'hui, j'ai préféré dormir une heure de plus et me réveiller avec un grand ciel bleu et du soleil, plutôt que dans le froid et la nuit comme c'est le cas chaque jour d'hiver.

Je ne suis pas allée au labo, et j'ai eu tout loisir pour trainer dans mon panta-jogg, emmitouflée dans un sweatshirt des Dropkick Murphys de Gé, pieds nus dans mes tongs avec quand même des jambières par dessus parce que mine de rien, le carrelage c'est froid.

Je ne suis pas allée au labo, et j'ai pu soigner mon mal de tête en douceur, en m'isolant dans le silence des boules Quies, en attendant que le Dafalgan fasse effet sans être agressée par l'effervescence des navetteurs en colères ou de mes collègues qui pestent contre l'imprimante.

Je ne suis pas allée au labo, et j'ai pu boire mes thés du calendrier des thés au lieu de mes "bêtes" Twinnings que j'amène au labo, dans mon mug fétiche plutôt que dans une tasse mal lavée.

Je ne suis pas allée au labo, et j'ai pourtant bien bossé! La publication que je dois écrire et qui me pèse depuis de nombreuses semaines est enfin terminée, il ne me reste qu'à relire pour traquer les typos et fautes d'accord avant de l'envoyer à mon chef.

Je ne suis pas allée au labo, et à 16h30 j'ai  fait un break, les pieds sur le bureau, regardant la neige tomber par la fenêtre, un thé brulant à la main.


Je ne suis pas allée au boulot parce que la journée avait mal commencée, mais contre toutes attentes, à 16h30, je me suis sentie bien...